Rassemblement de rentrée 2019

par Thierry
dans News
Affichages : 366

Et voilà, nous nous  retrouvons tous à nouveau, pour cette deuxième sortie de l’année, cette fois-ci dans un hébergement de la gendarmerie de Neuvy-sur-Barrangeon, à 2 battements d’ailes de Vierzon ; encore une belle Armada de Trelles, une bonne vingtaine (3 petites bouches), 2 Renault 6, et le reste (4 ou 5) en voitures modernes (retour de vacances en direct oblige, on n’a pas eu le temps matériel de redescendre ici la Trelle !).

Il est 11 heures environ, le soleil est de plomb, on se réadopte, se réapprivoise, certains sont déjà là depuis hier, d’autres arrivent à l’instant… On se congratule, se reconnaît quand bien même on se découvre… On a fait bonne route et l’on met pied à terre dans la quiétude charmante du lieu, où l’on saura apprécier plus tard que l’on s’y restaure aussi fameusement, et que l’on y boit un petit vin local ma foi de fort bon aloi !

Chacun de retirer le sac providentiel, ce Sésame qui, en plus des sympathiques cadeaux traditionnels, contient bien entendu le précieux road-book, aiguille indispensable aimantée au fil d’Ariane de nos balades berrichonnes à venir.

Le pique-nique partagé assis dans la malle des voitures (la 4L, c’est toujours pratique si tu as oublié ta chaise pliante), il vient fatalement un moment décisif où tout s’inverse, quand une voix de stentor annonce : « A cheval ! » Sans être impressionnées outre mesure, nos robustes alezanes se dirigent altières sur la route de Vierzon, à peine une demi-heure pour rejoindre le musée pour la visite programmée de l’après-midi.

Nous rangeons consciencieusement les autos dans l’immense cour du domaine, l’une des parcelles intégrée aux 12000 m² de ce que fut jadis l’usine, devant la belle façade récemment rénovée; cette place semble idéale pour se prêter au grand moment de la photo de famille, et voilà que nos photographes du jour s’élèvent vers le toit du musée pour mieux nous surprendre, recueillant en réponse immédiate une ola générale 

Mais, silence s’il vous plaît, madame la conservatrice en chef nous fait l’honneur de nous présenter les lieux. Nous sommes  invités sur un site musée qui rappelle que Vierzon signe l’une de ses principales activités dans le machinisme agricole.

Ainsi, la célèbre Société Française de Vierzon, initialement créée en 1847 par un vosgien, Célestin Gérard: dans les années 1950, pas moins de 22 tracteurs sortiront journellement de l’usine où nous sommes actuellement rassemblés. Ainsi, tracteurs, locomobiles et batteuses sont bientôt réputés et partent vers le monde entier.

En 1958 cependant, la SFV est rachetée par la société américaine Case qui convertira progressivement la production de matériels agricoles en engins de travaux publics.

Tout spécimen d’engins sont bien sûr représentés dans le musée, à retenir peut-être le fameux 201, l’un des plus petits tracteurs en l’espèce, offrant la capacité de travailler sur des parcelles très réduites ; ou alors cet autre modèle plus ancien, dont le type malheureusement nous échappe, caractérisé par son fameux démarrage à boule chaude.

Retour à Neuvy, AG  annuelle du Club oblige ! Le cours des alinéas s’y conforme sans à-coups, bien plus d’applaudissements que de prises de bec, c’est la forme et la voix de la 4L qui veut ça !

Vers ceux qui ne sont pas adhérents et qui sont restés attablés à l’extérieur, l’animatrice du site proposera «  le jeu de la pesée » ; étiez-vous capable d’inscrire 2.860 kg à côté de votre prénom sur un coin de papier, et vous rapportiez le gros lot ! Très bon enfant, et pourquoi pas ?

Ça y est, la meute est ressortie ; beaucoup de monde autour du stand pièces détachées,

mais, c’est aussi l’heure de l’apéro, et ça, vous ne me direz pas que ce n’est pas chose sérieuse ! Un coup payé par la maison, un coup payé par le club… Voilà que les Trelles te fixent de leurs petits yeux ronds, et leur susurrante voix intérieure de te commander : «  regarde-moi bien, je suis bien où je suis ! ». Mais non, mais non les amis, rien de tel sous notre pavillon à 4 ailes, lors aucun esprit ne s’échauffe plus que de raison ; par contre, le dîner est bientôt prêt, et j’ai sans doute écrit ailleurs que le trelleur ne saurait troquer sa pitance, même contre un empire !

Dimanche, dès l’aube où blanchit la campagne, le premier carburant du petit déjeuner. Sans plus attendre, nos belles nous mènent vers Nançay où il nous est promis de vivre une chevauchée fantastique.

Auparavant, halte surprise devant la ferme Monot à Fontenay ; tout y a ici couleur et odeur de chasse à courre ; meute assourdissante de chiens en cage, trophées et pattes de cervidés en sautoir au-dessus des portes des écuries… spectacle digne du bal des pendus de Rimbaud ?

Cette fois-ci nous y sommes, bienvenue au Pôle des Étoiles de Nançay. Des panneaux de direction nous accueillent, dont un « itinéraire BIS vers la lune » !!!!

Car c'est d'un observatoire qu'il s’agit en effet, ou plus spécifiquement centre de radio-astronomie ; De quoi est-il question ? Cette discipline, à visée purement scientifique, consiste à capter les ondes radio émises par les corps célestes, plus spécialement les étoiles et dérivés comme les pulsars (étoiles en fin de vie).

Nous voici à présent à l’extérieur, dans la partie sud d’un site dont l’étendue globale est de 150 hectares (300 terrains de football) ; les radiotélescopes se trouvent au milieu d'une végétation rase (quoique charmante en cette saison, parsemée de bruyères violettes), même les feuilles des arbres pourraient parasiter la capture des ondes.

Les signaux recueillis dans le « cube »  sont envoyés non loin dans l’antre des scientifiques ou ils seront amplifiés et convertis en graphiques.

Notre visite se conclue par un envol dans les éthers sous planétarium, où se côtoient constellations et autres galaxies, se questionnent d’hypothétiques atmosphères sous d’autres orbites, se résout en fiction cette lancinante obsession humaine, existe-t-il ou non d’autres formes de vies intelligentes au-delà de notre cosmos visible ?

Mais revenons un peu sur terre et si la faim vous prend, ne vous privez donc pas d’aller faire un tour, juste en face du Pôle des Étoiles, à la biscuiterie de Nançay ! Petits souvenirs gustatifs ou idées de cadeaux, la dame du lieu se fera un plaisir de vous faire déguster et en révéler la recette des fameux sablés !

Après le déjeuner, beaucoup de nos convives doivent à regret reprendre le chemin du retour, il paraît que le travail les attend demain. Le château de La Chapelle d’Angillon fera bonne impression aux quelques rescapés, tandis qu’une météo bienveillante maintiendra le moral des troupes en repli !

Bonne route et longue vie en 4L.